L'ancêtre Alexandre Raoul ( Rheault )

Voici ce que j'ai trouvé sur l'ancêtre des Rheault du Québec
( Il y à aussi beaucoup de cousin Rheault aux États-Unis)


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De Raoul a Rheault il y aurait un Raoul qui étant militaire, fut recensé sous le nom de Raoul lt. le lt. pour Lieutenant...

  Source : Jacques Saintonge Québec, nos ancêtres

Alexandre Raoul

Le 17 Mars 1665, par une belle et claire matinée de printemps, le tabellion Séverin Ameau se présente à l'hôtel seigneurial de la Touche-Champlain

Il vient de parcourir en raquettes les trois lieues qu'il faut franchir depuis Trois-Rivières et il devant une journée de travail qui s'annonce fort chargée

Le seigneur Pezard , qui a acquis son fief moins d'un an plus tôt, a décidé de la faire exploiter le plus rapidement possible et une trentaine d'habitants de la région ont accepté son offre

Séverin s'assied au pied de l'âtre, où flambe une grosse bûche, et déploie ses parchemins glacés sur une longue table de chêne

-Nos gensitaires sont, je crois, tous réunis, lance le seigneur. Vous allez, maitre Ameau, leur donner leurs titres de concession

-Je suis à votre disposition, sieur de la Touche, rétorque le notaire

Le maître charpentier se fait défricheur
Ce maître charpentier Aunisien marche d'un pas ferme et décidé. Son métier ne suffit pas à les faire vivre, lui et sa femme. Alexandre devra, comme la plupart des colons de son époque, défricher et cultiver la terre. Marie n'a pas encore quinze ans; les enfants viendront plus tard car, après tout, vaut mieux attendre d'avoir suffisament de pain sur la planche pour les faire vivre.
Et le scribe agite son encrier, y trempe sa plume d'oie et, d'une écriture bien moulée qui caractérise l'homme soigneux qu'il est, trace les lignes qui suivent:
Par-devant Séverin Ameau, notaire royal aux Trois-Rivières, soussigné, fut présent en sa personne Etienne Pezard, Ecuyer, Sieur de la Touche, Capitaine de garnison du dit lieu lequel en conséquence de la donation à lui faite par sa Majesté des terres nommées de la Touche, situées à trois lieues ou environ au-dessus des dites Trois-Rivières, à lui données, avec droit seigneurial, donne et concède, à Alexandre Raoul, à ce présent et requérant, une habitation consistant en deux arpents de front sur quarante de profondeur, dans la seigneurie des terres qui lui ont été marquées par le dit sieur de la Touche, tenant d'un bout, au sud-est, par les deux arpents de front, au fleuve St-Laurent d'un côté au nord-est, aux terre du sieur de la Touche, qu'il retient, où est la place du fort: de l'autre côté, au sorouest, par une ligne qui court sudest et norouest et fait la séparation de la dite concession de celle de Pierre Dandonneau dit Lajeunesse, en parallèle de l'autre bout au nordouest, aux terre du Sieur de la Touche non concédées, à la charge de deux boisseaux de blé, un chapon et deux deniers de cens payable par chacun an, en l'hôtel seigneurial du dit sieur de la Touche, au jour et fête de la Saint-Martin d'hiver. Le premier payement sera fait la présente année. Les dits cens et rentes portant lois et ventes, saisines et amendes quand le cas y écherra, suivant la coutume, à la charge aussi de travailler incessament sur la dite habitation, tenir feu et lieu sur icelle, la faire valoir en sorte que les dits cens et rente puissent être prélevés et payés, sinon à défaut au dit sieur bailleur de rentrer en possession des dits héritages par le dit preneur et laisser de plein droit sans aucune forme ni de manière de procès, et en outre est le dit preneur tenu pour lui et ses hoirs et ayants cause, faire moudre ses grains au moulin du dit sieur bailleur lorsqu'il sera bati sur la dite concession, a peine de tout dépens et dommage. Comme aussi de souffrirsur les dites terres les chemins nécessaires pour le commerce et ses voisins; sera tenu aussi dans deux ans aujourd'hui laisser la profondeur d'un arpent de terre sur le devant de la dite concession du bord qu'elle regarde le fleuve , Saint-Laurent, pour servir de commune et de pâturage aux bestiaux des dits habitants de ce dit lieu, au bout duquel arpent, il clorera la dite concession en sorte que les bestiaux ne puissent faire aucun dommage, sur ses terre ni celles de ses voisins, faute de quoi il sera tenu de satisfaire au domage qui pourrait y être fait, le tout ainsi accordé par les dites parties. Fait et passé au fort de la Touche sur les dites terres ci-devant appelées Champlain, ce jourd'hui, le 17e de mars 1665 en présence de Guillaume Fleuret, de Jean Boudreau(Bourdeau) dit la Taille, témoin pour ce appelés, signé en minute: Pezard, G.Fleuret, Jean Boudreau, le tout avec paraphe. Le dit Raoul a fait sa marque déclarant ne savoir ni écrire ni signer.

Notaire Ameau,

Une trentaine d'autres terres sont allouées, donc une au futur Beau-Père d'Alexandre, Antoine Desrosiers

En 1665,

Alexandre Raoul oeuvre dans la région trifluvienne depuis quatre ou cinq ans. Le 12 novembre 1661, il est déjà entré dans la famille de sa futur épouse: ce jour-là, il est parrain de la petite Anne, fille d'Antoine Desrosiers et d'Anne Leneuf du Hérisson.

Le 4 juillet 1662, le maître charpentier reçoit, à l'acquit de Charles Pouliot, quittance de la somme de 31 livres tournoid de la part de Françcois Lemaistre. Le 15 août suivant, l'ancêtre achète de Nicolas Gaillou dit Lataille un lot de dix toises de front par autant de profondeur le long de la rue Saint-Michel. du coté sud-ouest de la rue Saint-Pierre, dans le bourg de Trois-Rivière. Cet emplacement, qui se rendait jusqu'à ceux de Guillaume Pépin et de Jean Denoyon, avait d'abord appartenu à Gilles Trotier, mais ses héritiers l'avait cédé à Jacques Fournier dit Laville et celui-ci l'avait à Gaillou en août 1660. En même temps que le lot. Alexandre Raoul avait acquis la clôture de pierre séparant cette propiété de celle de Pierre Couc. Lui-même logeait de l'autre coté de la rue, dans une maison érigée sur l'emplacement de Denoyon, dans le voisinage immédiat de la résidence d'Antoine Desrosiers, son futur beau-père.

Le 27 décembre 1663, Alexandre s'acquitera de sa dette envers Gaillou.

Le 19 janvier 1664, l'ancêtre retourne devant l'ami de tous, le notaire Ameau, et y emmène sa jeune fiancée, Marie Desrosiers, née à Trois-Rivière le 16 juin 1650, fille aînée d'Antoine Desrosier et Anne du Hérisson. Le dévoué garde-notes apprend à la postérité que l'ancêtre est le fils de défunt Louis Raoul, en son vivant marchand de Dey ( Ce nom serait aujourd'hui disparu, il pourrait s'agir de l'ile d'Aix, au Sud de la Rochelle.), en Aunis, et de Jacqueline Robin.

A quelques reprises, Alexandre Raoul a eu recours à la justice pour faire valoir ses droits. Le 11 août 1663, il s'adresse à la Prévoté de Trois-Rivières pour réclamer un canot prêté à Pierre Lepelé dit Lahaie; le 29 décembre 1664, il exige que Jacques Besnard lui restitue la sommede 29 livres, 12 sols et 6 deniers pour du travail effectué; le 19 février 1667, Alexandre Raoul, demeurant à Champlain, témoigne qu'il est allé à Saint-Eloy environ quatre mois auparavant pour y chercher de la marchandise; une nuit, il y a couché en compagnie de Pierre Dandonneau, Guillaume Fagot, Barthélemy Bertaut et Jean Peré, lequel, voulant sortir sa chaloupe du "marigot de Saint-Eloy", n'a pu le faire, parceque les glaces obstruaient la sortie. Ces personnes se seraient trouvées là pour faire la traite, particulièrement celle de l'eau de vie. L'île Saint-Eloy était un exellent poste de relais et de rencontre pour les colons eux-même, mais aussi pour leurs transactions avec les indigènes.

La famille Raoul est inscrite aux trois grands recensements de l'époque, en Nouvelle-France ; en 1166 à Trois-Rivières, il a trente ans et son épouse quinze. En 1667, il est mentionné au Petit Cap-de-la-Madeleine: il a djà huit arpents en valeur. En 1681, les Raoul se trouvent à Champlain: le Maître de céans a 50 ans, sa femme 31, et leurs enfants sont Joseph, Marie, Jean, Jeanne et Claire: ils possèdent un fusil, quatre bêtes à cornes et douze arpents de leur terre sont exploités.

De temps à autre , l'ancêtre exerce son métier de carpentier, il arrive même a Alexendre de fournir du bétail, il vend et livre.

Le pionnier de Champlain ne verra pas le XVIIIe sicle. Le curé Gaspard Dufournel inscrira son décès dans les régistres de cette paroisse à la date du 6 janvier 1692, sous le nom d'alexandre Raux: "il mourut, écrit-il, dans la nuit de la fête des Rois, muni de tous les sacrements, âgé d'environ soixante ans. L'enterrement a été fait en présence de Jacques Turcot, juge de Champlain, et du sieur Françcois de Saint-Romain, marchand.


Voici la liste des dix enfants d'Alexandre raoul et de Marie Desrosiers:

Joseph-François (1669-décédé en 1733 ou 1734) , marié en 1695 à Françoise Dubois. Résident de Champlain, il est arrivé à Joseph-François de voyager au pays des Outaouais pour se livrer à la traite des fourrures.

Marie-Anne (1672-1734), marié en 1686 à Nicolas Toutant, originaire de Sait-Aubin, en Bauce Française. Famille de Champlain.

Jean, né en 1676 et recensé en 1681. Destinée inconnue.

Jeanne (1677-1709), marié en 1693 à Jean Dubois, maçon originaire de Saint-Bonnet, diocèse de Limoges, en France. Celui s'est remarié en 1713 à Antoinette Limousin. Cette famille habitait au village Laborde, à Champlain.

Claire (1679-décédée après 1735), mariée en 1702 à Pierre Dubord dit Lafontaine

Marie-Madeleine, née en 1682, vraisemblablement décédée au berceau

Michel dit Alexandre (1684-décédé vers 1750), marié en 1712 à Marie-Renée de Billy. Ancêtre de quelques familles portant le surnom d'Alexandre.

Madeleine, née le 25 et inhumée le 27 février 1686, à Champlain

Marie-Françoise, baptisée le 6 décembre 1687 et inhumée à Champlain, le 12 mars 1688

Alexis dir Morinville (1691-décédé avant 1762), marié en 1716 à Anne-Charlotte Baudouin. Cultivateur, Capitaine de milice, procureur fiscal, marguillier et ancêtre des familles Morinville


Ma "lignée" sans les dates de naiscance ( à suivre )


Un message du cousin Paul: Je vous salut M.Rheault,

Ce que j'ai découvert à date sur Alexandre Raoul; depuis sa présence ici en Amérique, et avant qu'il s'embarque pour la Nouvelle France.

Rien de ce que je vous transmet maintenant n'est inscrit dans les registres où volumes nous informant de l'origine d'Alexandre Raoul. Il me fait un grand plaisir cependant de vous parler de mes recherches, pour aider à répondre à vos questionnements, et pour apporter un peu de lumière si s'était possible sur notre connaissance de l'Ancêtre Alexandre Raoul et de ses origines en France.
Certains auteurs rapportent des informations sur Alexandre Raoul; à l'époque ou ces écrits ont été rédigés, certaines informations étaient alors inconnues d'eux.

Voici ce que j'ai découvert le 15 février 1984,

D'abord, les documents de son acte de baptème sont concervés aux archives départementales à Niort.Alexandre Raoul est né dans la province d'Aunis, à Dey-RançonPetit-Breuil.Baptisé le 28 décembre 1633, fils d'Alexandre Raoul et de Jacquette Robin, parrain Alexandre Jarry, marraine Anne Gabory Le Breton ptre curé. Alexandre avait un frère en France: Jacques Raoul (découverte faite par M.Eugène M.Rheault (MA).

Une origine germanique du patronyme Raoul pourrait-être: Rad-Wulf, conseil-loup.(Larousse Albert Dauzat). Les recherches se poursuivent.
Ce que j'ai découvert de plus;

Alexandre Raoul serait arrivé en Nouvelle-France au printemps 1659. Il a été témoins lors du mariage de Louise Gelé à Québec le 10 août 1659 lors de son mariage, il s'était déclaré maître-menuisier. Ce qui signifie, qu'il appartenait à cette Confrèrie qui existait à cette époque en France. Ici c'est la Confrèrie de Ste-Anne qui s'y apparentait.

Paul Rheault #0235 SGMBF (Société de Généalogie de la Mauricie Bois-francs).


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